Remplacement progressif du charbon par le fioul
Ce n’est que dans les années 70 que l’on assiste à une utilisation de plus en plus massive du fioul comme combustible. Il est de plus en plus abondant, de moins en moins cher, et bientôt le charbon appartient au passé.
L’éclairage
Dans les maisons et les bâtiments
Eclairage naturel
Mode d’éclairage le plus simple, il a longtemps été limité par l’impact sur les portes et les fenêtres dans l’habitation.
La lampe à huile primitive
Avant l’Antiquité, les lampes ne sont que des objets utilitaires, auxquels on n’accorde qu’un soin dérisoire. Si dès le Néolithique, l'huile végétale, plus fluide, est préférée à la graisse animale ou à la résine, ce sont les Grecs et les Romains qui donneront toute leur noblesse aux lampes à huile.
Le principe est simple : dans un récipient rempli d’huile, trempe une mèche en fibres végétales torsadées ou tressées (roseau, chanvre, lin, laine, puis coton) qui se gorgent de liquide par capillarité, et que l’on allume. L’huile étant assez difficile à enflammer, la flamme ne remonte pas le long de la mèche, même dans les lampes ouvertes bien conçues (elles ne le sont pas toutes !).
Ce type de lampe à huile sera le seul en usage jusqu’au XVIIe siècle : suivant les régions, on parle de « caleil », de « cracet », de « caléo »... Les formes resteront pratiquement les mêmes : un godet (réservoir), ouvert ou fermé, et un bec qui porte la mèche. Parfois un autre godet, sous le principal, permet de recueillir l'huile qui goutte . Des systèmes de crémaillère ou de vis permettent d'incliner le réservoir pour amener l'huile à la mèche lorsque le niveau baisse. Ces lampes en fer, parfois en bronze ou en laiton, sont à suspendre ou à accrocher ; leur « harpon » se pose sur un clou, sur le rebord d'un meuble, ou se plante directement dans un mur ou une poutre.
Le combustible utilisé varie selon les régions et les moyens du bord : huiles végétales de noix, colza, olive,... ou animales (baleine). Toutes n'ont pas le même coût ni les mêmes résultats : par exemple, le colza est moins cher, mais moins lumineux que la noix.
Chandelles, brûle-joncs, éclats de noix, cierges et bougies… En Occident, à partir du Moyen-Age la chandelle rivalise avec la lampe à huile. En effet, cette dernière a l’inconvénient de réclamer une attention constante - la remplir régulièrement, couper et remonter la mèche qui charbonne, nettoyer l’huile qui coule,... La chandelle, seulement constituée d’une mèche entourée de suif de bœuf ou de mouton, est plus pratique sans être excessivement chère (mais elle est taxée et l'huile reste plus économique). Plus de liquide qui se renverse, de flamme à ajuster, de réservoir à remplir ! Mais le suif coule et graisse les doigts, la flamme demeure jaune et fumeuse, il faut toujours entretenir la mèche qui finit par charbonner... La perfection est encore loin !
Les moins fortunés utilisent aussi les brûle-joncs : des tiges de jonc séchées sont trempées dans de la graisse animale, et brûlent en produisant une faible lumière. Elles sont maintenues à la base par une espèce de pince en fer (parfois doublée d'un porte-chandelle - voir Figure 4). Encore moins chers, et encore moins performants sont les éclats de bois : des morceaux de bois résineux sont posés sur une grille, souvent près de la cheminée, et sont enflammés.
Les lampes mécaniques
En 1800, Guillaume CARCELinvente une lampe sur pied, dont le système d’horlogerie actionne un piston qui fait monter l’huile de manière régulière jusqu’au bec. Le porte-verre est mobile : la hauteur du coude est variable, pour obtenir la plus belle lumière possible. On reprochera au mécanisme de cet appareil d’être délicat et capricieux, son prix élevé réservant l’usage des lampes Carcel aux plus fortunés
Petite révolution, la lampe à modérateur voit le jour en 1837 (voir Figures 9 & 10). Fiable (du moins tant qu’elle est neuve !) et peu onéreuse, elle reprend le principe des lampes à pompe : un ressort comprime l’huile dans le réservoir, qui remonte vers la mèche. L’astuce, pour assurer un débit régulier, est de faire passer le liquide dans un tube de faible diamètre (2 ou 3 mm), solidaire du piston et mobile, dans lequel passe une aiguille fine, le modérateur. Quand la lampe est pleine, le tuyau est bien enfilé dans le modérateur, l’huile à forte pression a du mal à passer ; quand la lampe est bientôt vide, le tube est presque libéré et l’huile à faible pression passe facilement. La clef ronde sert à régler la mèche, tandis que l'autre - souvent joliment décorée - actionne une crémaillère pour remonter le piston au-dessus de l'huile.
Toutes ces lampes, à cause de leur perfectionnement, réclament un entretien important. Il faut les remplir et les nettoyer, en évitant de se salir, régler ou changer les mèches, etc.
Lampe électrique
Apparues avec l’arrivée de l’électricité, elles ont persisté jusqu’à aujourd’hui et c’est actuellement le mode d’éclairage le plus répandu…
L’éclairage public
En 1889 : premier éclairage à l’électricité de la ville de Grenoble
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