Exemple : Fonctionnement des moulins du Peuil
L’aménagement du torrent du Peuil comprenait, à l’origine, un battoir, aujourd’hui disparu, et deux moulins alimentés en série. Le moulin d’en haut qui travaillait pour les bêtes, a été aussi utilisé comme scie à eau et a tourné ainsi jusqu’à la dernière guerre.A la sortie de ce moulin amont, l’eau, canalisée avec un passage sous la route, était amenée à la partie supérieure de la grande roue verticale du moulin aval par un caniveau en bois à ciel ouvert. Cette grande roue était, comme dans ce type de moulin de très basse chute, à axe moteur horizontal. Cette disposition nécessitait, pour transmettre le mouvement à la meule placée à plat, l’utilisation de pignons d’angle (on peut encore voir sur place, démonté, l’un de ces pignons avec ses engrenages en bois).
La meule mobile tourne sur la dormante, fixée dans un caisson de bois. Les deux meules sont percées en leur centre pour recevoir le grain. Un mécanisme avec tige filetée permet de soulever la meule mobile pour « le rhabillage ». Le réglage de l’espace entre les deux meules permet le broyage convenable du grain qui coule une trémie.
L’évacuation par un caisson de bois permet de recueillir son et farine mélangés jusqu’aux blutoirs, centre de tamisage. La rotation de l’axe central de la machine est utilisée au moyen d’une courroie pour faire fonctionner l’élévateur qui permet de répartir les différents produits vers les trémies de stockage. |