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L’eau

Dès le XIIIe siècle :utilisation pour les moulins à farine
Les cours d’eau sont alors utilisés par les moulins pour transformer le blé récolté ou d’autres céréales en farine. Ces moulins sont constitués d’une grande roue à axe moteur horizontal.

Exemple : Fonctionnement des moulins du Peuil

L’aménagement du torrent du Peuil comprenait, à l’origine, un battoir, aujourd’hui disparu, et deux moulins alimentés en série. Le moulin d’en haut qui travaillait pour les bêtes, a été aussi utilisé comme scie à eau et a tourné ainsi jusqu’à la dernière guerre.A la sortie de ce moulin amont, l’eau, canalisée avec un passage sous la route, était amenée à la partie supérieure de la grande roue verticale du moulin aval par un caniveau en bois à ciel ouvert. Cette grande roue était, comme dans ce type de moulin de très basse chute, à axe moteur horizontal. Cette disposition nécessitait, pour transmettre le mouvement à la meule placée à plat, l’utilisation de pignons d’angle (on peut encore voir sur place, démonté, l’un de ces pignons avec ses engrenages en bois).

La meule mobile tourne sur la dormante, fixée dans un caisson de bois. Les deux meules sont percées en leur centre pour recevoir le grain. Un mécanisme avec tige filetée permet de soulever la meule mobile pour « le rhabillage ». Le réglage de l’espace entre les deux meules permet le broyage convenable du grain qui coule une trémie.

L’évacuation par un caisson de bois permet de recueillir son et farine mélangés jusqu’aux blutoirs, centre de tamisage. La rotation de l’axe central de la machine est utilisée au moyen d’une courroie pour faire fonctionner l’élévateur qui permet de répartir les différents produits vers les trémies de stockage.

Marque de fabrique de la meule (à gauche)

Les dents brisées de l’engrenage (à droite)

Photos E. Breteau

Du Premier Empire à la première guerre mondiale : utilisation industrielle

Dans le bassin de la Drôme et de ses affluents, l’administration, gardienne du droit des eaux, recense 159 ateliers ou usines employant l’eau comme force motrice. Le recours à cette dernière concerne avant tout les moulins de toute sorte, le textile, le travail du bois (scierie, charpente) et une petite activité métallurgique (Taillanderies).

Avec l’avènement de l’électricité : utilisation beaucoup plus large de cette force motrice

Des turbines et des broyeurs à cylindres plus performants sont venus compléter ou remplacer les antiques roues. La dernière installation a été mise en service en 1954.

 

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